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Prieuré de la Jaillette à Segré-en-Anjou Bleu


© Romain Bréguet

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INTÉRÊT PATRIMONIAL

Le prieuré de la Jaillette a été fondé en 1194 par les moines augustins de l'abbaye du Mélinais, grâce au don d’un chevalier de retour de croisade. Sa spécificité est d'avoir été construit suivant le plan d'une abbaye cistercienne, comprenant au Nord l'église, à l’Est la salle capitulaire surmontée du dortoir des moines et de la chambre du prieur, au Sud un réfectoire et une cuisine transformés au XVe siècle en manoir prieural, et au centre un cloître. C'est le seul prieuré roman en Pays de la Loire à avoir encore cette structure. La Révolution a entraîné des modifications dans l'usage des bâtiments : le cloître a été démonté et ses pierres utilisées pour construire des murs ou boucher les ouvertures reliant l'église au monastère et la salle capitulaire a été transformée en cave à cidre. Un tiers du cloître a été restitué par les propriétaires depuis leur acquisition en 2000, grâce aux éléments des arcades retrouvés parmi les maçonneries des contreforts.

PROJET DE VALORISATION

Les propriétaires développent un projet de médiation culturelle axé sur la découverte de la vie des moines au Moyen-âge. En 2019 est célébré le 825e anniversaire de la fondation du prieuré avec trois manifestations : en avril, une randonnée de marcheurs sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle qui passe devant; le 18 mai, une visite nocturne lors de la Nuit des musées ; le 6 juillet, une fête des métiers médiévaux. L’objectif est de faire de ce témoin du Moyen-âge et exemple unique d’un « monastère aux champs » un lieu touristique majeur du Haut-Anjou Segréen.

ÉTAT DE PÉRIL

Depuis la Révolution, l'usage exclusivement agricole des bâtiments n'a pas aidé à la préservation de leurs richesses artistiques : les peintures murales de la salle capitulaire sont couvertes de champignons d'alcool et le toit du cloître est maintenu par des contreforts, réutilisant les morceaux de colonnes, tailloirs, arches et chapiteaux, ces derniers coupés ou cassés pour combler les trous.

Il reste 2/3 du cloître à reconstituer mais l’opération est délicate puisqu’il faut sortir et restaurer les éléments réutilisés comme contreforts.

NATURE DES TRAVAUX

Pour la travée Sud du cloître :

- Démontage des contreforts et sélection des pièces à replacer ;
- Repose du bahut, puis des socles et colonnes ;
- Remontage de toutes les arches (en cours de chantier).

Pour la salle capitulaire un premier audit a été réalisé et une proposition de chantier sera prochainement finalisée. Les peintures devront être consolidées, nettoyées puis restaurées en fonction d'un protocole à définir (trois campagnes identifiées).

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  • janou de mieulle - 13/06/2019

    veinards! nous à chemiré sur sarthe avons monté une assoc p sauver l'église :il commence à pleuvoir et les pigeons se régalent..et comme il n'y a qu'une messe /an les gens se désinteressent...bravo et continuez!!