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Murs à pêches de Montreuil

 

 Description

Le site des Murs à pêches est le dernier témoin de la culture fruitière qui a fait la renommée de la ville sous l’Ancien Régime et jusqu’aux lendemains de la seconde Guerre mondiale. Fruits d’un rare savoir-faire de construction et d’arboriculture pour acclimater les pêches au climat francilien, les murs sont un exemple unique d’utilisation des ressources topographiques et géologiques locales et de leurs qualités thermiques. A partir du XVIIe siècle, l'agriculture locale fut dominée par la culture d'arbres fruitiers, palissés sur des murs de pierres et de terre, enduits de plâtre issu des carrières de gypse de la ville et dotés de chaperons de plâtre ou en tuiles. Cette production agricole, complétée par une floriculture en cœur de parcelle, a permis aux horticulteurs de maintenir une production jusque dans les années 1970. Ce système de production a occupé jusqu'à 500 ha des 900 ha de la ville à la fin du XIXe siècle. En 2003, 8,6 ha du secteur des Murs à pêches subsistant, patrimoine anthropologique aux techniques de construction originales et paysage particulier, ont été classés au titre des Sites et paysages.

Projet de valorisation

Une première reconquête du site s’est effectuée par l’occupation de parcelles publiques par des associations aux activités diverses : jardins familiaux, partagés ou solidaires, théâtre de verdure, concerts, festivals, Land Art, visites guidées, ateliers éducatifs et animations à destination des enfants du quartier. Le projet se développe autour de 5 axes : agriculture, biodiversité, patrimoine, culture et gens du voyage. Au fur et à mesure de la restauration des murs, de nouveaux espaces peuvent être rouverts au public. La culture d’arbres fruitiers s’étend et permet de faire découvrir ces techniques horticoles et les intégrer aux projets de jardins, micro-fermes et réseau de sentiers de la biodiversité reliant les différents jardins.

 

 Etat de péril

   

A l’arrêt des dernières productions dans les années 1970, quelques cultures subsistent entre les murs. Mais ces derniers, non entretenus, commencent à se fissurer, des poches apparaissent et des pans entiers de murs s’affaissent progressivement. La disparition des chaperons, qui les protègent des infiltrations, et le développement de la végétation, qui pénètre les murs et en déstabilise la structure, sont les principaux facteurs de dégradation, auxquels s’ajoutent les alternances de gel et dégel en hiver. Aujourd’hui, la majeure partie des murs encore existants nécessitent des travaux de restauration.

 

 Nature des travaux

Il s’agit de restaurer environ 927 m linéaires de murs :

- 379 m liés à un projet agricole ;

- 223 m supports de culture et de patrimoine, dans des secteurs très investis par des associations qui y reçoivent déjà du public ;

- 285 m de murs qui accompagnent le projet de développement de sentiers de la biodiversité (réseau de cheminements publics donnant à voir le site depuis l’intérieur) ;

- 40 m de quelques têtes de murs et costières visibles de la voie publique.

 

Les travaux seront majoritairement réalisés dans le cadre de chantiers de formation.

 

[[CP:93100]]

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