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Maison canoniale dite du Lutrin à Autun

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 INTÉRÊT PATRIMONIAL

Au XVe siècle, plusieurs maisons canoniales, dédiées à l’habitation de chanoines, sont construites autour de la cathédrale gothique Saint-Lazare.
Celle du Lutrin formait probablement une sorte de tour d’angle de l’enclos de la cathédrale, avec deux étages carrés supplémentaires. Elle a la particularité de présenter des éléments d’architecture qui font d’elle un témoin de l’histoire d’Autun depuis l’époque gallo-romaine. Elle abrite en effet un élément insolite de l’histoire antique de la ville : un aqueduc souterrain d’origine romaine, visible dans ses caves, qui passe également sous la cathédrale.
Au XVIIe ou XVIIIe siècle, la façade d’angle du rez-de-chaussée a été transformée et les pans de bois auraient été enduits probablement à cette époque. Elle est aujourd’hui une des dernières maisons du XVe s. dont ces pans n’ont pas été remplacés par des façades en pierre au XVIIIe siècle. Après le départ du chanoine, la maison a abrité un commerce, avant son occupation actuelle par un restaurant.

 PROJET DE VALORISATION

La maison est située au cœur du quartier le plus touristique d’Autun, ville d’Art et d’Histoire. C’est un site incontournable de la visite du quartier de la cathédrale. Le dégagement des pans de bois permettra de modifier l’image de la ville haute en se rapprochant de l’état du quartier canonial au XVe siècle.
Un restaurant et bar de nuit occupe le rez-de-chaussée et les caves. Lorsque les étages seront habitables, le propriétaire envisage d’y installer des appartements meublés de tourisme.

 ÉTAT DE PÉRIL

La détérioration des pans de bois en croix de Saint-André et des corbeaux qui les soutiennent a engendré des désordres affectant l’édifice structurellement, avec des déformations des façades et le délabrement des pans de bois sous les enduits. Les mesures d’urgence prises il y a 20 ans avec étais et chainages métalliques ne suffisent plus à tenir l’édifice, dont les façades ont un dévers de 10 à 15 cm.

 NATURE DES TRAVAUX

Les travaux d’urgence à entreprendre visent à stabiliser l’édifice et rétablir un bon état sanitaire de l’ensemble, tout en lui restituant son état du XVe siècle :

- Importantes reprises structurelles dont la base de l’escalier-à-vis, la console sur mitoyen en façade place du Terreau, le remaillage et chaînage des fissures sur le refend longitudinal, la reprise des linteaux de porte et des reprises de charpente ;
- Restauration des pans de bois : piochage des enduits et lattis de façade pour leur mise au jour, dépose des remplissages, restauration des parties endommagées, application d’un traitement des bois et vérification des assemblages puis remplissage en chanvre et chaux ;
- Restauration de la couverture en ardoise, des menuiseries et appuis de fenêtre.

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