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Grand pavillon de l’abbaye cistercienne de Trois-Fontaines

 

 Description

L’Abbaye de Trois-Fontaines est la première « fille » de Clairvaux, fondée 3 ans seulement après sa création. En 1118, Guillaume de Champeaux, évêque de Chalons, envoie 12 moines de Clairvaux pour la fonder sur des terres marécageuses de la forêt de Luiz. En moins de 30 ans sont construits abbatiale, cloître et dortoirs, accueillant jusqu’à 130 moines à son apogée. A la suite d’un incendie partiel au XVIIIe siècle, le Cardinal de Tencin, archevêque de Lyon et ministre de Louis XIV, la fait reconstruire dans le style de l’époque. L’abbatiale est raccourcie, les arcades retaillées, un portail monumental ouvre vers le village, des bâtiments d’habitation reliés par une galerie sont construits et un parc à la française est dessiné par un élève de Le Nôtre. Mais la crise des vocations est générale et à la Révolution, il ne reste que 15 moines. Alors vendue, l’abbaye sert de carrière de pierres. Les propriétaires s’y succèdent ensuite et habitent les pavillons ayant échappé à la destruction. Aujourd'hui demeurent visibles les ruines de l'abbatiale (dont la voûte s’est effondrée partiellement en 1825), deux pavillons du XVIIIe s. rattachés par une galerie et la porterie.

Projet de valorisation

Le site, avec son parc de 7 ha agrémenté d’arbres séculaires, est ouvert au public gratuitement tous les jours. Un petit musée de l’abbaye se trouve dans le Grand pavillon. L’association des Amis de Trois-Fontaines, avec le soutien de la municipalité et en concertation avec les propriétaires, y organise nombre de manifestations. Elle a notamment été pionnière dans la valorisation du patrimoine en organisant dès 1966 les premiers Son et Lumière. En période estivale, elle organise des visites guidées et des animations avec des artisans locaux et ouvre le musée du vélo. C’est devenu un des sites touristiques majeurs du triangle St-Dizier/Bar-le-Duc/Vitry-le-François, à proximité du Lac du Der. L’objectif est de déployer encore ces actions, en rouvrant au public des vestiges.

 

 Etat de péril

          

Les toitures du Grand pavillon ne sont plus étanches, d’importantes infiltrations endommageant les plafonds et parements intérieurs. L’étaiement de certaines parties des planchers du 1er étage traduit la dégradation par pourrissement de certaines poutres. Des fissures sur les parements ont été constatées, ainsi que la dégradation des pans de bois, des décollements muraux ou encore la chute de plâtre et torchis.

 

 Nature des travaux

Une 1ère tranche de travaux en 2016 a permis de stopper les désordres sur un tiers du Grand pavillon. Deux autres tranches de restauration des toitures de l’édifice doivent suivre, soit près de 400 m² encore concernés :

- Restauration de la charpente : renforts par greffe et remplacement de pièces en bois de la ferme, de pannes et chevrons ;

- Restauration de la couverture en tuiles plates et ardoises ;

- Reprise de la zinguerie, dont réfection des descentes d’eau pluviale et restauration des épis de faîtage ;

- Reprise des arases de maçonnerie et restauration des corniches, lucarnes et cheminées.

 

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