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Église de Rupt-sur-Saone

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© Ginette Mathis

 DESCRIPTION

Édifiée à partir de 1751, l’église de Rupt-sur-Saône s’impose dans le paysage des bords de Saône. Elle vient rythmer de sa silhouette les deux autres sites historiques remarquables qui dominent la localité, à l’ouest le château et à l’est les vestiges du couvent des Minimes.

L’emplacement de l’église de Rupt a été choisi par les habitants désireux de conserver sur cet éperon rocheux le lieu dans lequel, depuis le XIIe siècle au moins, le culte a été célébré sans interruption.

Également motivé par la réutilisation des fondations maçonnées du sanctuaire médiéval leur choix ne sera pas sans poser quelques problèmes techniques à l’entrepreneur Hugues Faivre. Malgré l’accès escarpé ralentissant le suivi des opérations, l’édifice est achevé en quatre ans.

En 1755, le tabernacle est béni. Grâce à la vente des bois communaux mis très tôt en réserve, les revenus permettent de confier à l’architecte bisontin Jean-Joseph Galezot le soin de dessiner les plans de l’édifice. Issu d’une famille de menuisiers sculpteurs et d’hommes du bâtiment, Jean-Joseph entreprend avec l’église de Rupt l’une de ses dernières réalisations, sûrement la plus aboutie. Il explore ainsi la formule de l’église-halle dont son frère, Jean-Pierre Galezot, avait favorisé l’introduction en Haute-Saône.

Composée d’une nef à trois vaisseaux séparés par une double rangée de colonnes à ordre dorique et voûtée d’arêtes, l’église est baignée d’une grande clarté. Ce détail permet la mise en valeur d’un décor de boiseries assez luxueux formant le second point d’intérêt du bâtiment. Alors que bon nombre de communes ne pouvaient pas financer immédiatement un programme décoratif aussi important sur la totalité des murs, l’église de Rupt l’obtient très rapidement grâce à une seconde vente de bois mais aussi par un appui privé de renom.

En 1770, le grand collectionneur d’art Pierre Grimod d’Orsay décide de financer les boiseries de l’un des collatéraux de la nef. L’ensemble sera successivement complété par des confessionnaux réalisés d’après les dessins de l’architecte Anatoile Amoudru, présent sur tous les grands chantiers haut-saônois de la fin du XVIIIe siècle.

Tout juste doté des derniers équipements mobiliers, le décor intérieur de l’église est vandalisé en août 1792.

Aux XIXe et XXe siècles, deux grandes campagnes d’entretien anéantiront la polychromie claire des boiseries en faisant disparaître l’enduit intérieur des murs.


 NATURE DES TRAVAUX

Etat de péril !

Il est nécessaire de redonner une cohérence à l’ensemble des panneaux de boiseries ainsi qu’aux enduits malheureusement détruits. Des travaux sont nécessaire afin d’éviter des accidents lors des offices religieux (affaissement des boiseries, etc.), un incendie (mise aux normes électriques) ou pour de simples mesures de conservation-préventive envers le mobilier liturgique (infestations xylophages). 

[[CP:70360]]

* Seulement 6% de frais de gestion seront prélevés sur vos dons. Grâce à son réseau régional et départemental, la Fondation du patrimoine assure le suivi des projets, en garantissant la réalisation effective des travaux et leur qualité.

15/08/2018

Véronique Durupt

20 €

03/06/2018

Sylvie CATTEY

50 €

29/05/2018

Dons déjà acquis

3 940 €

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