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Château de Forcalqueiret

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 DESCRIPTION

Le château du Castellas est situé au sud de la Provence Verte à l'extrémité orientale de la plaine de l’issole, sur la commune de Forcalqueiret. Les premières mentions du castrum de Forcalqueiret, remontent à 1025 et 1037. La famille chevaleresque qui porta, aux XIIe et XIIIe siècle, le patronyme "de Forcalquerio", de Forcalqueiret, était probablement issue de châtelains du lieu rapidement détachés de leur castrum éponyme. Il y eut probablement un habitat sur le site dès le XIe siècle. La construction de l'église (nef et abside) peut-être datée du XIIe siècle. Mais le château actuel est l'œuvre de Jaufre Reforsat, fils de l'un des derniers vicomtes de Marseille, qui constitua, de 1217 à 1229 la baronnie de Forcalqueiret et fit construire les corps de bâtiment nord et est. Forcalqueiret passa ensuite par mariage dans le patrimoine de la famille d'Agoult, puissante dynastie qui y maintint sa résidence jusqu'à la fin du XVe siècle et y fit faire d'importants travaux (corps de bâtiment ouest et sud). Vers la fin du XVe siècle, le château cessa d'être habité par ses propriétaires. Il ne retrouva des occupants qu'en 1578, lorsque François-Louis d'Agoult-Montauban fit cadeau de l'édifice à sa sœur Marguerite, épouse d'Hubert Garde de Vins, dont le château venait d'être détruit Définitivement abandonné en 1621, l'édifice resta seul sur le site déjà déserté par les villageois, qui avaient établi leurs habitations au bord de l'Issole. Au XVIIIe siècle, les bâtiments délabrés devinrent une carrière de pierres.

Etant l'une des plus grandes forteresses du Var, les ruines du château de Forcalqueiret sont composées de six corps de bâtiment disposés autour d'une cour, dont deux ont conservé leur couvrement (berceaux en plein-cintre) et les autres la majeure partie de leurs élévations ; ensemble architectural de très grande qualité, bâti en pierre de taille et moellons assisés, de plan complexe développé sur 5 niveaux (soubassement, rez-de-chaussée, 2 étages carrés et comble) ; nombreux détails d'aménagement extérieur (chéneaux d'alimentation de la citerne, crochets de suspension des auvents) et intérieur (latrines, éviers, cheminées). Immédiatement en contrebas vers l'est, les ruines de l'église, encore en partie enfouies sous 2 à 3 m de décombres : nef unique couverte en berceau plein-cintre, prolongée par une abside en cul-de-four et flanquée d'un collatéral et d'une seconde abside voûtés de même. En contrebas vers le sud, tout le reste de l'aire est couvert des ruines du village, ensemble assez informe d'éboulis d'où émergent quelques pans de murs parementés en moellons assisés et les contours de la rue principale. Autour du village, ruines de l'enceinte fortifiée : courtine percée d'archères en fente courte, porte unique ornée de bossages et précédée d'une barbacane. Autour du village et du château, grand fossé de 20 à 30 m de large, partiellement comblé par les éboulis. Sur le col en contrebas à l'est, ruines de la chapelle Saint-Martin et du cimetière.

 

 NATURE DES TRAVAUX 

Malgré les diverses campagnes de restauration menées depuis les années 1980, le château présente des points de très grande fragilité à différents endroits et à divers niveaux de gravité. Des pans de murs éboulés sont visibles dans la cour principale et d’autres menacent de s’effondrer. Les maçonneries des élévations restantes montrent des points de défaillance et présentent de nombreux signes d’infiltration. Les pierres de plusieurs têtes de mur semblent se désolidariser de leurs maçonneries d’origine. Des pans entiers de parement sont, à priori, en équilibre instable. Des étaiements (cintres) réalisés pour soutenir les voûtes en berceau d’une salle à l’entrée sont dans un état très délabré et n’assurent vraisemblablement plus leur fonction.

La végétation est abondante sur la majeure partie des maçonneries. Le système racinaire désorganise les mortiers et permet ainsi aux eaux de pluies de pénétrer. Ce phénomène entraîne un lessivage des joints et par voie de conséquence un risque d’effondrement progressif des parties ruinées. Quelques altérations sont, à cet égard, très préoccupantes.

D’une manière générale, la stabilité des maçonneries doit être vérifiée, en particulier les ouvrages très exposés aux intempéries. Un diagnostic de l’état sanitaire des ruines, y compris des couches de sacrifice réalisées par les associations, dont l’ASER dans les années 1980/1990 doit être réalisé dans l’objectif de la mise en sécurité du site.

 

 VOCATION DU SITE 

Le site, inscrit en 1966 à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques est acquis par la commune en 1978. il  a fait l'objet de fouilles partielles en 1980 et 1981. A partir de 1987, une association (A.S.E.R.) a entrepris le nettoyage et la consolidation des ruines. En 1989, le service régional de l'Inventaire a consacré au château et au village une étude approfondie, accompagnée de relevés et de photographies. En 1998 une campagne de restauration, à été consacrée au bâtiment A qui menaçait de s'effondrer. 
 
Depuis ces années aucunes actions de maintenance ou de restauration n’a été conduite et l’ouvrage se dégrade de plus en plus, le château est interdit d’accès par arrêté municipal. En milieu d’année 2017 la commune à décidé de relancer une démarche de mise en sécurité déjà initié en 2014 avec un groupe de travail chargé de réfléchir aux différentes solutions de sauvegarde.
 
En septembre 2018 va débuter une campagne d’études dont l’objet sera de :
Reconstituer l’historique du bâtiment et ses abords y compris une synthèse documentaire (publications, archives, iconographie, documents graphiques…),
Etablir un bilan chronologique des interventions réalisées sur le bâtiment et ses abords,
Etablir un état sanitaire complet et détaillé du bâtiment comprenant :
un état des lieux mettant en avant le mode constructif de l’édifice, ses spécificités éventuelles.
un relevé de l’état actuel avec cartographie des altérations et définition des urgences : état sanitaire, sécurité du public, enjeux de présentation du monument.
Établir les propositions et l’estimation des travaux d’urgence pour la cristallisation du bâti et la mise en sécurité du site.
 
Ces études seront menées par une équipe pluridisciplinaire sous la maîtrise d’un Architecte du Patrimoine. L’objectif des ces actions étant dans un premier temps de rouvrir l’accès à la forteresse.
 

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* Seulement 6% de frais de gestion seront prélevés sur vos dons. Grace à son réseau régional et départemental, la FDP assure le suivi des projets, en garantissant la réalisation effective des travaux et leur qualité.

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