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Château de Châtillon-sur-Indre

Château de Châtillon-sur-Indre

 
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 DESCRIPTION

L’ensemble castral de Châtillon comprend un rare donjon cylindrique voûté du XIIème avec sa chemise et son enceinte fortifiée, une église collégiale du XIIème siècle, et surtout, un château ou logis royal – dit aussi logis Pierre de la Brosse – dont la conception en fait un précurseur de l’architecture Renaissance dans le Val de Loire. Construit au XIIIème siècle comme l’attestent les découvertes récentes, avec une grande terrasse de 1400m² dominant la vallée de l’Indre, il possède de grandes ouvertures dans les façades et n’a aucun caractère défensif : c’est une résidence de plaisance plus que de pouvoir.  Il offre beaucoup de similitudes avec le château voisin de Loches, daté d’un siècle plus tard. Les charpentes en berceau brisé, bien datées par dendrochronologie, sont en quasi-totalité d’origine. Elles ont, ainsi que les murs, conservé des vestiges de peintures médiévales,  également datées de la fin du XIIIe/début XIVe siècles et comportant quelque 300 écus armoriés. 

Le logis royal a été construit à partir de 1274  par Pierre de la Broce (ou Brosse), chambellan de Philippe III le Hardi, mais l’édifice a rapidement rejoint le domaine royal après la disgrâce et l’exécution capitale (1278) de son constructeur.  Du XIIIe au XVIe siècle il sert de résidence occasionnelle à de nombreux princes : Philippe III, Philippe IV le Bel, Anne de Bretagne avant son installation à Mehun-sur-Yèvre, et en 1499-1500 Jeanne de France, fille de Louis XI et épouse malheureuse de Louis d’Orléans dont le mariage a été jugé nul lorsqu’il est devenu le roi Louis XII en 1499. Par la suite Châtillon fut confié à divers seigneurs engagistes, dont au XVe siècle Tanguy du Chastel, proche de Charles VII et de Louis XI, sa veuve jeanne de Raguenel qui fit modifier certaines dispositions intérieures.  César de Vendôme, fils naturel d’Henri IV, puis les Ysoré, Barillon et Amelot, familles de grands serviteurs de la Couronne,  possédèrent Châtillon jusqu’à l’Empire mais n’y résidèrent probablement pas. A la Révolution, bien que resté propriété privée, l’ensemble fut dépecé et ce n’est que par une patiente politique d’acquisition par la commune entre 1867 et 2009 qu’il a pu tout récemment retrouver son  unité.  

Notre ensemble castral a depuis les années 1980 suscité beaucoup d'intérêt de la part des archéologues et historiens de l’art : Congrès archéologique de France 1984, numéro spécial de 125 pages du « Bulletin monumental » de la Société française d’archéologie  2010 sous le titre « Châtillon-sur-Indre, un château, un palais ». A travers ces travaux il est apparu que Châtillon est un édifice majeur mais méconnu, à inclure dans les « châteaux de la Loire »  au sens historique et architectural du terme. Les services de l’Etat de leur côté ne sont pas restés inactifs, la DRAC Centre-Val de Loire a commandité en 2017 une étude d’évaluation du château et vient d’accepter de financer des travaux de sauvegarde. 

 

 NATURE DES TRAVAUX

Château de Châtillon-sur-Indre

Si le donjon et la collégiale, ainsi que certains bâtiments annexes, ont été prudemment restaurés et sont en bon état, le logis royal a gravement souffert de  son abandon quasi-complet sur plusieurs siècles.  Les tentatives d’utilisation et de restauration au XXe siècle, notamment dans les années 1930 avec l’intervention du célèbre architecte Albert Laprade, ont été particulièrement dommageables, le seul élément positif étant la création à cette époque d’une salle de spectacles de 12 mètres de hauteur sous voûtes et offrant à l’origine 400 places, qui devrait être réhabilitée, et d’une salle de réception. 

Château de Châtillon-sur-Indre

 L’état actuel  de l’ensemble est alarmant : la charpente du XIIIe siècle donne des signes de faiblesse, la toiture comporte des fuites nombreuses et certaines salles, notamment celles abritant des peintures murales médiévales, ne sont plus hors d’eau.  Une partie des murs porteurs menace de s’écrouler, notamment à l’angle Nord-Est. Il en va de même  du mur de soutènement de la terrasse dans sa partie Nord et Est, qui surplombe par endroits de plus de 15 mètres  les habitations du village. L’ensemble des huisseries est hors d’âge ou inexistant, il n’y a plus ni électricité ni sanitaires.  Le bâtiment est évidemment fermé au public (à l’exception d’une salle de réception et des bureaux d’une association)  et ne peuvent y pénétrer que des professionnels habilités. 

 

 VOCATION DU SITE

Château de Châtillon-sur-Indre

Les deux tranches prévues actuellement avec la DRAC ont pour objet immédiat de remédier à un risque de dégradation majeur, voire d’effondrement de la structure, en consolidant les parties dangereuses et en mettant l’édifice hors d’eau. Il s’agira aussi de donner un aspect « présentable » à l’ensemble, qui actuellement, en dépit de son intérêt pour les spécialistes, déshonore quelque peu un centre ville pourtant riche en patrimoine.  Ces travaux d’urgence doivent aussi conduire les habitants à se réapproprier le château.  

Nous projetons ensuite de réhabiliter et mettre aux normes la salle de spectacles d’Albert Laprade qui par son ampleur et son caractère fort doit devenir LA grande salle culturelle du Châtillonnais voire du département. 

Parallèlement nous réfléchissons à une utilisation des autres parties du logis en bureaux ou espaces culturels. La démolition prévue des cuisines municipales construites en 1976, qui coupent transversalement la façade Ouest et l’esplanade du château, permettra de rétablir l’intégrité de la place, une vision complète du logis royal et la perspective sur la vallée de l’Indre. 

[[CP:36700]]

* Seulement 6% de frais de gestion seront prélevés sur vos dons. Grace à son réseau régional et départemental, la FDP assure le suivi des projets, en garantissant la réalisation effective des travaux et leur qualité.

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  • Vincent BRYCHE - 06/08/2018

    Bravo pour cette initiative !