En poursuivant votre navigation sur https://soutenir.fondation-patrimoine.org, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de navigation et vous permettre de partager des contenus sur les réseaux sociaux.

Fermer

Abbaye de Saint-Martin-aux-Bois

Abbaye Saint Martin aux Bois

 
Attention, ce projet ne fait pas l'objet actuellement d'une campagne d'appel aux dons.
Vous pouvez toutefois soutenir la Mission Patrimoine ou un autre projet de celle-ci.
découvrir

 DESCRIPTION

L’Église abbatiale de Saint-Martin-aux-Bois, fut fondée vers la fin du XIIIème siècle par les chanoines réguliers de Saint-Augustin, dont les premiers chanoines vinrent du monastère de Saint-Quentin-les-Beauvais. De 1240 à 1270, la nef et l’abside furent construites. 

La construction de l’édifice débute alors dès la fin des années 1240. L’abside était d’ailleurs achevée lors du don du vitrail vers 1260. Une inscription, présente sur les panneaux 78a et 78b de la baie 01, donne le nom du donateur: Jean de Rouvillers, prieur de Pompone, prieuré dépendant de Saint-Martin situé près de Langy. Il était probablement un parent de Hugues de Rouvillers, abbé de Saint-Martin de 1260 à 1276.  

L’abbaye fut en effet ruinée par les guerres du XVème siècle. En 1445, un incendie détruisit les bâtiments claustraux et ensuite, elle fut pillée par les troupes françaises à la suite de la Paix d’Arras. Les bâtiments furent restaurés par Guy de Baudreuil, abbé comandataire, sur sa fortune personnelle. Les possessions de l’abbaye n’ayant pas été rétablies, l’abbaye demeura pauvre et en 1644, une réforme l’attacha à la congrégation de Sainte Geneviève de Paris. En 1677, la manse fut réunie au Collège de Clermont et en 1678 les Jésuites en prirent la charge.  

L’église Saint-Martin-aux-Bois est classée au titre des Monuments Historiques depuis 1840. 

L’église Saint-Martin-aux-Bois est très élancée puisque sa hauteur atteint 27 mètres environ sous la voûte. L’abside comporte sept verrières qui s’élèvent jusqu’au sommet de l’édifice et amplifie cet effet d’élévation. Ces baies sont chacune divisées en trois lancettes. Une arcature divise les fenêtres en deux parties, la partie basse est composée dans sa hauteur de 12 panneaux droits et une tête de lancette, la partie haute de 14 panneaux droits et une tête de lancette, le tout surmonté d’un réseau à un trilobe. Chacune des sept verrières du chevet présente ainsi cette même configuration. 

Ces verrières ornementales sont aussi composées d’un décor de grisailles qui varie suivant les verrières et même entre les parties hautes et basses de chacune. 

Au printemps 1918 à l’approche de l’armée allemande (bataille du Matz) les verrières ont été démontées par la troisième armée  et évacuées ainsi que les stalles, la chaire et différents objets de valeurs. 

En 1944, les vitraux ont encore une fois été démontés mais non transportés. 

Abbaye Saint Martin aux Bois

 

 NATURE DES TRAVAUX


État sanitaire des baies au chevet 
 

MAÇONNERIE 
Dans l’ensemble, les désordres de structure des baies constituent un problème majeur. Ces désordres sont liés à la conception gracile de l’ensemble de l’abside où les problèmes apparaissent de la façon suivante :  

- joint ciment et oxydation des barlotières formant les fers de chaînage de la serrurerie créant des fissures sur les meneaux et éclatements de la pierre.
- Les fissures, casses et pierres lacunaires des meneaux sont liés en partie aux campagnes de restaurations antérieures. En effet, les meneaux repris et réparés par le passé présentent des tronçons de longueurs variables, certains étant de petite taille (hauteur d’un panneau). Cette hétérogénéité des sections implique dès lors une fragilité générale du réseau des baies. Les goujons métalliques posés en 2009, dans le cadre de travaux d’urgence, ne sont pas source de désordres mais sont aujourd’hui inopérants compte-tenu de l’état de dégradation des maçonneries. 
- On trouve également des pierres manquantes au niveau des meneaux intérieurs et extérieurs ainsi que des fissures  dans les appuis de certaines baies Nord et dans certains voûtains au droit des verrières Sud.  

SERRURERIE 
Concernant les modes de fixation des verrières, elles sont fixées depuis l’intérieur. Beaucoup de fers anciens sont dans un état très oxydé. Les vergettes, pannetons/clavettes et crochets présentent des traces d’oxydation laissant parfois transparaître  des coulures de rouille visibles en élévation. Les fers de chaînage montrent aussi des traces d’oxydation  entraînant des éclatements et désolidarisations de maçonnerie de pierre ainsi que des encrages défaillants, des déplacements et une fragilité générale du réseau des baies. 
 

VITRERIE 
L’ensemble a été fortement restauré au cours des XIX ème  et XX ème  siècles. La proportion de pièces authentiques varie suivant les verrières, certaines comportant de nombreux panneaux du XIII ème  siècle, d’autres n’en comportant aucun. 

Concernant l’état des verres, on constate de nombreux éléments cassés sur l’ensemble des verrières.  Certains éléments présentent également des déformations, tels que phénomène de bombement ou de vague dues à des chocs de compression du fer impliquant une distorsion des fers et des verres.

 

 VOCATION DU SITE

L’association Stalles de Picardie organise tout au long de l’année des visites guidées pour les groupes locaux ou internationaux. Mais également des visites les dimanches après-midi de juillet aout ainsi qu’aux journées du Patrimoine.  

Le premier dimanche de juillet la venue d’une dizaine d’artisans d’arts attire de nombreuses personnes. 

Cette année une exposition de tableaux a été organisée le 23 septembre qui a été fréquentée par 350 visiteurs. 

[[CP:60420]]

* Seulement 6% de frais de gestion seront prélevés sur vos dons. Grace à son réseau régional et départemental, la FDP assure le suivi des projets, en garantissant la réalisation effective des travaux et leur qualité.

Pas encore de donateur sur cette page de collecte

Laisser un message de soutien